IMPLANT AWARENESS SOCIETY

IMPLANT AWARENESS SOCIETY

102-6086 Boundary Drive West,

Surrey, B.C. V3X 2B3

Nous avons appris que la Compagnie Mentor écoule, de façon intensive, ses implants salins sur le marché canadien depuis un certain temps, surtout en Colombie-Britannique (2200 paires en 1998) de même qu’au Québec. Ceci en dépit du fait qu’une enquête la FDA est en cours sur le contrôle qui laisse à désirer quant à la qualité médiocre de ces implants mammaires. La FDA impose actuellement une amende de $10,000 par jour à Mentor pour refus d’obtempérer.

Le suivi de Santé et Bien-Être Canada sur la réglementation en implantation mammaire salin ne fait aucune lumière sur le sujet. La date limite imposé aux manufacturiers pour démontrer la sécurité de leur produit est expirée depuis neuf ans. Au meilleur de notre connaissance ni les manufacturiers ni Santé Canada n’ont, à ce jour, fourni de données sur la fiabilité des implants mammaires salins. Notre expérience dans la matière nous démontre qu’ils sont dangereux et qu’ils devraient être retirés du marché sans plus tarder. Les problèmes qui en découlent amènent:

1. La formation d’un tissu fibreux et dur autour de l’implant, causant une distorsion grossière du sein et des douleurs intenses, surtout dans le cas des implants McGan.

2. Les implants peuvent se déplacer. On a constaté de nombreux cas où ils s’étaient logés dans d’autres parties du corps de la victime: sous l’aisselle, le long du cou, le long d’un bras etc. Lorsqu’on a recours à l’ablation de ces implants, recouverts d’une coquille de silicone élastomère, ils sont plus souvent qu’autrement noircis par du pue et par une substance fongicide dont l’allure est celle du goudron.

3. Lors d’une mammographie (non recommandée par Santé Canada dans le cas des femmes porteuses d’implants) le tissu fibreux et durci de l’encapsulation, de même que l’implant peuvent masquer des tissus mammaires cancérigènes.

4. Le risque de rupture ou d’éclatement d’implant mammaire est très élevé, surtout lors d’une mammographie, pendant l’allaitement, à l’occasion d’exercices sportifs ou autres.

5. À la longue, une femme doit, et ce à plusieurs reprises, recourir à un remplacement de ses implants lesquels, à chaque occasion, nécessitent un déboursé de 4500$ à 5000$.

6. Avec le temps, la coquille de silicone élastomère est assaillie et littéralement dévorée par les macrophages du système immunitaire. Cette coquille, composée d’émanations de silice hautement toxiques, est ensuite disséminée à travers tout le corps et se loge dans tous les organes majeures du système.

7. À mesure qu’elle se détériore la coquille extérieure, qui est semi-perméable le devient davantage et, en passant à travers elle, les fluides du corps et les sels forment un mélange de levure, de moisissure et de bactéries. Ces toxines sont absorbées par le système lymphatique et se répandent à travers tout le corps aux prises ensuite avec une attaque de virus de façon permanente.

Des femmes très jeunes signent une renonciation de poursuivre en justice les chirurgiens qui entreprennent de leur installer des implants mammaires dans leur clini1ue de chirurgie plastique. Des parents inquiets nous ont récemment signalé avoir été forcé d’accepter la recommandation des autorités médicales en voie d’autoriser une implantation mammaire saline sur leur adolescente ayant un sein moins développé que l’autre. Ce développement anormal est courant et l’anomalie se rectifie d’elle-même au début de la vingtaine ou lors d’une première grossesse. Dans ces cas de coercition, lorsqu’un parent soulève une objection, on lui cite le code juvénile et lui oppose qu’on procédera avec ou sans son consentement.

Il est évident que Santé Canada n’a d’autre alternative que d’imposer un moratoire sur les implants mammaires salins, (surtout ceux de Mentor) s’il ne veut éviter les poursuites des clientes aux prises avec des problèmes reliés avec ces produits. Santé Canada ne fait pas son devoir de faire respecter ses règlements sur la question des implants mammaires. Cet organisme n’a encore rédigé et envoyé aucun rapport sur les dommages des implants mammaires salins ni aux ministères de santé publique, ni aux autorités médicales et aux chirurgiens concernés.

Les deux règlements codifiés sur la question sont les suivants:

Le premier est celui de la Doctrine de ce qu’on est en droit de s’attendre de façon légitime selon le droit commun anglais et ratifié par le Canada, les EU et le R.U. dans les années 40. Cette loi stipule que lorsqu’un département du gouvernement sous la tutelle d’un ministre de la couronne a le mandat et l’autorité de mettre in vigueur une loi émise par le Parlement, le public peut s’attendre de façon légitime à ce qu’elle soit respectée et à ce qu’un médicament ou un produit soit sécuritaire à 100%.Évidemment cette loi s’applique au Département de la protection du public de Santé Canada que dirige Allan Rock et sa loi sur les aliments et produits pharmaceutiques. Le mandat de Santé Canada porte effectivement sur la promotion et la protection des Canadiens en matière de santé et la prévention de tous genres de problèmes reliés à un produit ou à une drogue. La Doctrine de ce qu’on est en droit de s’attendre de façon légitime est sans équivoque sur ce point et stipule que cet organisme gouvernemental est tenu de faire respecter la loi sur les aliments et produits médicaux non seulement moralement et éthiquement mais légalement aussi.

Le deuxième règlement codifié, le principe de la prévention, porte sur l’usage de se prémunir de la loi sur la coutume internationale. Cette loi, également ratifiée par le Canada, stipule qu’un produit prohibé dans son pays d’origine ne peut être exporté ailleurs. Des implants défectueux devraient être éliminés et non revendu au Canada. Cette loi a préséance sur les ententes de NAFTA ou du GATT. Lors d’un désaccord scientifique sur la fiabilité d’un produit. le principe de la prévention devrait l’emporter et le produit en question devrait être exclus du marché. Les professionnels en chirurgie plastique et les autorités médicales déclarent les implants mammaires salins sécuritaires à 100%. Or on voit que c’est le contraire. Les provinces n’ont aucun inventaire des clientes de ces produits, de même qu’il n’existe aucun consentement authentique bien informé pour celle-ci.

Nous sommes confiants qu’on s’occupera de cette question et qu’une pression appropriée sera exercée sur Santé Canada en vue de prohiber tous les implants mammaires aussi longtemps qu’on n’apportera pas la preuve de leur fiabilité à 100%.

Il nous faut un moratoire sur les implants mammaires salins en C.B. et au Québec. À la lueur de ces informations, nos deux associations sont convaincues que vous le serez également. Le Canada reçoit la gamme de ces implants défectueux. Il n’est donc pas surprenant que les clientes passent leur temps chez le chirurgien pour régler les problèmes qui en découlent dans la suite. Nous devons interdire la publicité sur les implants mammaires au Canada. Dans la revue "Elle", une publicité trompeuse flagrante a fait la promotion de ces produits comme étant sécuritaires et approuvés ce qui ne peut être plus faux.

Nous tenons à vous informer que notre organisme regroupe de nombreux membres et, via des groupes affiliés, des milliers de sympathisants. Nous en sommes de plus à nous organiser dans d’autres provinces en vue d’interdire tous genres d’implants mammaires. Puisions-nous sans plus tarder, la Colombie-Britannique et le Québec, être les premiers à protéger notre population féminine.

Le I.A.S. (Implant Awareness Society) a fourni des informations à la G.R.C. (deux kilos de documents de laboratoire de la Dow Corning et de la Dow Chemical, Saisis par la Cours et démontrant les anomalies et maux découlant de ces implants de 1964 à 1990) qui ont déclenché une enquête criminelle en avril 1998. L’enquête avance à grands pas. Nous avons en mains le nom de certains médecins dont le Dr. Cordelia Bains, le Dr Walter Peters, le Dr Birdsell et le Dr Birkill qui ont publié des faux rapports. Cinq autres médecins feront partie de comptes-rendus spéciaux. Le temps a sa façon d’amener la vérité au grand jour. Mentor fabrique également des implants pour la vue. Parmi ces produits, ceux qui ont des imperfections sont également écoulés au Canada et ailleurs.

Lorsque, pour raison d’esthétisme, une cliente d’implants règle de sa poche une note de six mille dollars, ses visites subséquentes en chirurgie plastique sont aux frais de la Colombie-Britannique ou de l’assurance santé du Québec. Ce sont les contribuables qui défraient les coût d’implants défectueux dont, selon la loi, nous devrions être protégés. Une blessure découlant d’un coup de feu est considérée comme étant une blessure circonscrite ou locale au même titre qu’une intervention pour implant mammaire. La cliente n’en est jamais informée. Les implants mammaires donnent lieu a une plus grande superficie endommagée parce que l’intervention chirurgicale est plus grande et l’implantation n’en est que le début.

Des copies de ce document ont été acheminées à Effie Henry, directeur du département de santé public féminin, au bureau du Ministère de Santé de la Colombie-Britannique; au Ministre Penny Priddy; à l’honorable Suzanne Hammell; à l’Ombudsman Dullcie McCallum; et à Florence Harvey. Par la même occasion, des copies de la présente ont été envoyées au Québec à l’Honorable Premier Ministre Lucien Bouchard; à M. Daniel Jacoby avocat; à la Ministre de la Santé Pauline Marois; à Linda Goupil ministre de la justice; à la Régie de l’assurance maladie du Québec Madame Suzanne Doyon Md.; au Député de St-Maurice Claude Pinard; et au Député de Lévis-et-des-Chutes-de-la-Chaudière M. Antoine Dubé. Il est de notre avis que ces instances ont le pouvoir d’émettre un moratoire sur la publicité et la vente des implants mammaires en Colombie-Britannique et au Québec. Nous vous enjoignons de faire prévaloir la loi. Veillez lire la documentation ci-jointe et y donner suite dans les meilleurs délais.

1- La FDA entame une poursuite contre Mentor Corp.

2- Extraits de procès cours contre la Dow Chemical.

3- L’Académie nationale des sciences Institut de médecine

4- La loi sur la doctrine de ce qu’on est en droit de s’attendre de façon légitime et le principe de prévention.

Merci pour votre temps et votre attention.

Sincèrement,

Micheline B. Lambert, présidente au Québec

Adella Mathiew, présidente en Colombie-Britannique

NB : La traduction de l’anglais au français de ce document est une réalisation de M. Réjean Gagnon.

 

Merci Réjean.

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