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Sensibilisation Aux Problèmes Des Implants.Médicaux |

Lévis 16 octobre 1998
Dr. Rémi Lair
Secrétaire général-adjoint
Collège des médecins
Télécopieur : 933-3112
Docteur,
Entre 1961 (introduction des premiers modèles par le Dr. Cronin) et 1992 entre 1 à 2 millions de porteuses d'implants mammaires à gel de silicone à travers le monde ont procédé à cette intervention chirurgicale et 80% d'entre elles l'ont fait pour des raisons purement esthétiques. Depuis le moratoire décrété par la FDA et immédiatement suivi par notre Ministère national en janvier 1992 chacun sait qu'il est illégal de procéder à ces implantations (sauf 2 exceptions près).
Bien que la RAMQ et les chirurgiens en esthétique se rangent à priori dans la ligne directrice des études Harvard, Mayo, Baines et autres, force est de reconnaître que pour une étude qui défend l'innocuité des prothèses en gel de silicone, on en trouve indubitablement une autre qui la contredit ou en limite sérieusement la portée. Existe actuellement à l'échelle nord-américaine un consensus de non accord mutuel.
Le point que j'avance humblement devant le Collège des médecins consiste à revoir l'éthique de la tarification des exérèses d'implants, dans un contexte où une femme sans le sous doit conserver dans son corps un produit qui intoxique probablement son capital-santé.
Une prothèse doit être rupturée ou très évidemment vidée de son contenu pour que la RAMQ défraie le coût de l'opération. Certains chirurgiens se sont plaints de ne pas avoir été remboursés par la RAMQ alors que le geste était médicalement requis. Certaines femmes se plaignent d'avoir dû débourser alors même que les prothèses étaient déclarées rupturées dans le rapport du pathologiste. On se retrouve dans une situation où certaines femmes ont des prothèses rupturées dans le corps sans pouvoir payer l'opération de retrait. Mais il y a aussi autre chose. Devant la ridicule somme consacrée au chirurgien pour son opération, il est plus payant de charger à la patiente que de facturer la RAMQ. Il s'agit de cacher que la prothèse est rupturée et de prétendre que le magma de chair et de gel visqueux est une réaction normale. Je considère que le système médical québécois abandonne une partie de ses femmes dont le seul tort est d'avoir péché par excès de perfectionnisme ou de naïveté.
REQUETE
Je sollicite donc, cher Docteur, une rencontre en urgence, et en visitant mon site internet, vous comprendrez davantage l’ampleur du problème. Depuis trois longues années je rencontre sur mon chemin des femmes souffrantes et mutilées par ces implants utilisant la silicone.
Bien à vous,
Micheline B. Lambert Présidente
Info Implants Mammaires Inc.
CC. M. L’Honorable Premier Ministre M. Lucien Bouchard
CC. M. L’Honorable Ministre De La Santé M. Jean Rochon
CC. L’Honorable Protecteur Du Citoyen Me. Daniel Jacoby
E-mail :
delphine1939@videotron.caURL:
http://www.info-implants.com