Le Nouvelliste Lundi 3 février 1997

De plus en plus de patientes ont des symtômes.

Le Dr. Jenny dénonce la situsation.

Michel Cloutier

Shawinigan

Alors que la communauté scientifique reste divisée sur les symptômes des femmes, le nombre d’entre-elles porteuses d’implants mammaires et souffrant de différents problèmes augmente toujours, soutient le docteur américain Henry Jenny, auteur du livre-choc ‘’Silicone Gate, le scandale derrière les implants mammaires’’.

Appelé à analyser la situation depuis son bureau de la Californie, le célèbre chirurgien a indiqué au Nouvelliste que la plupart des femmes qui insistent pour subir ‘’l’exérèse’’ l’extraction de leurs prothèses remplies de gel de silicone, constatent avec consternation que leurs implants étaient rupturés. Et que certains chirurgiens plasticiens remplacent les prothèses remplies de gel par des prothèses à eau saline, même si leurs patientes souffrent des symptômes liés aux premières.

Le docteur Jenny affirme que les manufacturiers d’implants mammaires essaient de se débarrasser de leur responsabilité légale en proposant aux tribunaux des jugements sommaires contre les avocats de la poursuite. Ils s’appuient sur le cas Daubert, où les experts qui manquaient de méthodologie scientifique, ont été empêchés de témoigner.

Les premières études épidémiologiques cherchaient à trouver une association entre les symptômes classiques de maladies classiques et les prothèses de silicone, explique .Jenny. Mais s’ils cherchaient un lien entre les symptômes dans le sens classique, là les chiffres montrent une augmentation de risque.

En terminant, il signale qu’avec la progression de la biologie moléculaire en recherche des fonctions immunitaires, et surtout les efforts déployés en physique nucléaire, il faut citer la recherche du docteur Robert Guidoin de l’université Laval à Québec, car on arrivera bientôt à fournir la preuve finale que la silicone chez certains groupes de femmes, compte tenu de leurs dispositions personnelles et individuelles, peut causer une sympthologie appelée la siliconose.

Rappelons que depuis ces derniers mois, l’Université Laval mène une étude statistique sur le cancer et les implants mammaires pour les 20,000 québécoises qui reçurent des implants entre 1974 et 1989.

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