Le Nouvelliste Lundi 3 février 1997 Création d’un groupe régional de femmes aux prises avec les mêmes malaises. Shawinigan Michel Cloutier
Dans un cri d’alarme auprès des femmes, particulièrement celles qui portent des prothèses mammaires au silicone, Micheline ‘’Bor-de-l’eau’’ Lambert veut les regrouper pour les aider et les prévenir contre le danger de ces prothèses sous-cutanées. Car les résultats sont catastrophiques selon l’inventeur même, le docteur américain Henry Jenny, chirurgien plasticien qui a conçu l’implant mammaire en 1968.
Native de Shawinigan et habitant aujourd’hui Lévis, Mme. Lambert est venue expressément en Mauricie pour sensibiliser les femmes espérant former un groupe régional. Or au Québec elles seraient des milliers de victimes, malades de la silicone et près de 200000 au Canada. Ce que conteste toutefois l’Association des chirurgiens plasticiens du Québec, dont le docteur Pierre Brassard de Montréal. Celui-ci indique que les cliniques de chirurgiens sont souvent débordées de plaignantes si vraiment le nombre de cas était élevé, ce serait l’enfer dans nos bureaux, s’exclame-t-il.
Loin d’en vouloir aux médecins ni aux plasticiens, Micheline ‘’Bor-de-l’eau’’ Lambert cherche activement leur compréhension et leur collaboration pour qu’un diagnostique soit fait en vu d’un traitement final.
Il faudrait selon elle, faire reconnaître la siliconose comme une maladie, avec un cadre normatif et de critères de diagnostic.
Je mène actuellement ma propre campagne de sensibilisation et je m’occupe de diriger les victimes au besoin vers un groupe, tout en les informant de la situation et en donnant des conférences, dit-elle.
Or le docteur américain d’origine Suisse, Henry Jenny, avait perdit dès 1968 les problèmes dramatiques liés à l’usage des prothèses mammaires de gel de silicone.
A la suite d’une conférence du docteur Jenny, qui se tenait à Québec en novembre 96, Mme. Lambert a réalisé que lors de sa mammographie de 1981, il y eut rupture de l’implant, la silicone s’étant infiltrée entre les couches des tissus. Ce qui provoqua l’inflammation grave d’un ganglion entraînant la sensation de paralysie dans son bras droit. Une opération d’urgence s’ensuivit pour extraire le ganglion infecté. Ce qui vient prouver qu’une mammographie pour les porteuses d’implants est vraiment dangereuse, signale-t-elle.
En conclusion, elle dit espérer qu’un produit absolument sûr soit mis sur le marché. Étant inscrite dans le recours collectif contre le fabricant Dow Corning, le règlement est attendu cette année.
Info Implants Mammaires remercie de tout son cœur son ami Michel Cloutier journaliste au journal Le Nouvelliste qui par son professionnalisme a rédigé ce reportage et espère de tout son cœur le revoir bientôt en santé pour continuer son excellent travail auprès de la population de la Mauricie. Le Docteur Henry Jenny MD et M. Robert Guidoin Ph.D. n’ont que des éloges à l’égard du travail de Michel.
Merci Michel Notre Plume D’or.
Micheline & Antonio Lambert
Info Implants Mammaires Inc.